L’enquête parlementaire sur les Total Return Swaps réclamée par les députés du groupe parlementaire Takku Wallu n’aura pas lieu. Vice-président du Mouvement des Cadres de Pastef (Moncap), Amadou Babo Ba affirme qu’il faut faire une distinction claire entre le fait de garder les conditions CONFIDENTIELLES d’un CONTRAT et un FINANCEMENT CONFIDENTIEL.
Selon lui, dans le cas du Sénégal, et conformément à l’article 133 du RGCP, il est interdit de garder confidentiel un financement. C’est la raison pour laquelle, dit-il, le ministère des Finances et du Budget l’a annoncé dans le REF (page 39) et dans la LFI (page 76) concernant le règlement de 14 milliards au profit de First Abu D’Abu Bank.
«Les conditions de contrats de dette ou de contrats dérivés sont généralement régies par des accords de confidentialité entre les parties. La confidentialité ne signifie pas dissimulation, opacité ou dette cachée, ce qui au cas d’espèce du Sénégal a un sens tout particulier et désigne une dette bien spécifique », explique Amadou Babo Ba. Puis il ajoute : «Comme toujours, nous avons des politiciens qui font de la comédie mais aussi des comédiens qui font de la politique».
En outre, Amadou Babo Ba rappelle que le Nigeria a décidé de lever près de 2850 milliards via un Total Return Swap avec First Abu Dhabi Bank, là… silence radio. Alors que, selon lui le Financial Times disait que le TRS est utilisé par les pays au bord de la faillite prêts à faire un défaut. «Oui, Le Nigeria, première économie africaine, a officiellement annoncé le 30 mars 2026 un programme TRS de 5 milliards de dollars avec First Abu Dhabi Bank», souligne le vice-président du Moncap.
