Les avocats du Premier Ousmane Sonko ont saisi le ministre de la Justice pour la révision de son procèséconomique et social a la diaspora sénégalaise vivant en Italie

Sénégal–politique : Ousmane Sonko redoute un complot contre lui

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Porté à la tête de Pastef pour un mandat de 6 ans au terme d’un congrès organisé, samedi dernier, Ousmane Sonko a été choisi comme candidat à la prochaine présidentielle. Dans son discours d’investiture, il redoute un complot orchestré par le régime pour le neutraliser. «Aux marchands des crises, ceux qui se rendent au palais de la République et repartent avec des mallettes, il n’y a aucune crise au Sénégal. Cette reconfiguration politique a eu lieu partout à travers le monde sans aucune crise institutionnelle. C’est le peuple qui a choisi de confier la présidence de la République à quelqu’un. Ce même peuple, aux mêmes proportions et pour un résultat plus déterminant, a choisi de confier l’Assemblée nationale à quelqu’un d’autre ou à un autre groupe», lance Sonko.

Selon lui, les compétences du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif sont encadrées par la Constitution et les lois. Et que cette cohabitation a eu lieu en France sans pour autant instaurer une crise institutionnelle. «C’est vrai. Il y a eu un malentendu entre deux personnes. Mais il n’y a jamais eu de crise au sommet de l’Etat. Ni l’Etat du Sénégal, ni ses institutions, ni sa sécurité, ni son intégrité ne sont engagés aujourd’hui. Donc, nous mettons en garde parce que tous les complots ont été concoctés à travers une supposée crise», soutient le leader de Pastef ajoutant que des individus au sommet de l’Etat veulent passer par des institutions judiciaires pour réussir ce complot. «Ils sont en train de concocter quelque chose. Ce pays a assez souffert des complots et des combiens. Que chacun se limite là où il doit s’arrêter», met-il en garde.

Aux hauts fonctionnaires, gradés de l’armée et de la police, il leur demande de rester équidistants des «combines politiques». Selon lui, la loi leur interdit d’exécuter un ordre illégal. «Il ne faut jamais accepter d’exécuter un ordre politique du président de la République. Le Sénégal, c’est le peuple. Ce n’est pas de s’enfermer dans des bureaux au palais, à la primature ou au ministère de la Justice pour penser que c’est cela le Sénégal. Certains abusent de leur parcelle de pouvoir pour les beaux yeux et le plaisir d’un président de la République», dit-il affirmant que ceux qui le combattent veulent restaurer l’ancien système.

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