Sur la période triennale 2027-2029, les recettes du budget général sont projetées à 18 286,0 milliards FCFA, constituées de recettes internes pour 17 654,8 milliards FCFA et des recettes externes pour 631,2 milliards FCFA. Cheikh Diba ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, affirme que les recettes internes se sont inscrites sur une tendance haussière passant de 5 527,0 milliards FCFA en 2027 à 6 224,2 milliards FCFA en 2029, soit une progression annuelle moyenne de 6,1%. Cette évolution s’explique par les ressources attendues de la mise en œuvre des réformes du code général des impôts et du code des douanes ainsi que de la mise en œuvre intégrale des mesures du PRES. Concernant les ressources externes, elles passeraient de 201,4 milliards FCFA à 220,2 milliards FCFA, soit un rythme de progression annuel de 4,6%.
Quant aux recettes issues de l’exploitation des hydrocarbures, les projections ont été revues à la lumière des récentes perturbations notées sur le marché pétrolier. Ainsi, un montant global de 703,2 milliards FCFA a été ciblé, soit 397,8 milliards FCFA en 2027, 168 milliards FCFA en 2028 et 137,4 milliards FCFA en 2029.
Les dépenses du budget général sont projetées globalement à 21 190,8 sur la période triennale composées des dépenses courantes d’un montant de 13 350,6 milliards FCFA et des dépenses d’investissement d’un montant de 7 840,2 milliards FCFA. Elles s’inscrivent sur une tendance haussière passant de 6 888,5 milliards FCFA en 2027 à 7 238,9 milliards FCFA en 2029, soit une progression annuelle moyenne de 2,5%. Cette hausse est imputable à la fois aux dépenses courantes et aux dépenses d’investissement.
Les dépenses courantes elles, se situeraient à 4 326,3 milliards FCFA en 2029 contre 4 485,7 milliards FCFA en 2027, soit une baisse de 159,4 milliards FCFA (-3,6%) sur la période. Les intérêts sur la dette publique seraient payés à hauteur de 1 303,9 milliards FCFA en 2027 et de 1 061,4 milliards FCFA en 2029, soit une baisse de 242,5 milliards FCFA.
Les dépenses de personnel progresseraient de 116,4 milliards FCFA sur la période 2027-2029, passant de 1 587,7 milliards FCFA à 1 704,1 milliards FCFA. Cette progression prend en compte l’évolution indiciaire, l’intégration de professeurs et maîtres contractuels dans la fonction publique ainsi que les recrutements. Le ratio « masse salariale sur recettes fiscales » serait en-deçà du critère fixé par l’UEMOA à 35%. Il serait de 30,56% en 2027, 29,50% en 2028 et 29,11% en 2029.
S’agissant des dépenses d’investissement, elles passeraient de 2 402,8 milliards FCFA en 2027 à 2 912,6 milliards FCFA en 2029, soit une hausse de 509,7 milliards FCFA.
Cette évolution est portée à la fois par les dépenses d’investissement sur ressources internes (460,4 milliards FCFA) et celles financées sur les ressources externes (49,3 milliards FCFA). La hausse des dépenses d’investissement est consécutive à une orientation des ressources vers les projets à fort impact économique et social et par la rationalisation des projets peu efficients.
En ce qui concerne les Comptes Spéciaux du Trésor, ils sont positionnés en équilibre sur la période 2027-2029 et sont globalement estimés à 941,9 milliards FCFA, soit 353,7 milliards FCFA en 2027, 289,9 milliards FCFA en 2028 et 298,3 milliards FCFA 2029. Cette évolution est imputable d’une part à l’amélioration des recettes du Fonds national de Retraite et, d’autre part, à l’intégration du Fonds de Restructuration des Entreprises en difficulté.
