Sénégal religion-pèlerinage : L’appel de l’Eglise catholique

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Ce lundi 25 mai 2026, à l’occasion de la 138e édition du pèlerinage marial de Poponguine, Mgr Jean-Baptiste Valter Manga, évêque de Ziguinchor, a prononcé l’homélie principale devant les pèlerins réunis autour du thème « Sois sans crainte Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu » (Lc 1, 30). Partant de la figure de Marie à l’Annonciation, le prélat a déployé une méditation sur la grâce comme fondement de toute mission, avant d’en dégager les implications pour la jeunesse sénégalaise et pour la cohésion nationale. Il a convoqué la tradition créole de Ziguinchor, l’image de l’aiguille et du fil à coudre remis dans la calebasse des fiançailles, pour dire la vocation de la femme comme gardienne du lien social.

«Tout aussi bruissant de messages de toutes ces franges de notre société qui tiennent en silence assourdissant, nous interpellent au quotidien. Aussi appelons-nous un dialogue, respectueux, franc et ouvert avec les enseignants, les élèves, les étudiants, les paysans, les syndicats des divers travailleurs, les commerçants y compris les ambulants», a fait savoir Monseigneur André Gueye, archevêque de Dakar. Il a ajouté qu’il est temps de s’arrêter afin de procéder à une introspection pour pouvoir aller à l’essentiel au nom de l’intérêt général et pour la cohésion.

Dans son homélie, l’évêque de Ziguinchor Jean Baptiste Manga a insisté sur la tolérance et le vivre ensemble. «Face à toutes les menaces sur la cohésion sociale que nous connaissons dans la sous-région et ailleurs, le Sénégal doit continuer à entretenir son modèle de dialogue, de tolérance religieuse et de vivre-ensemble », a-t-il dit. En effet, pour le religieux, les radicalités prospèrent souvent là où disparaissent l’espérance, l’écoute, la justice et les perspectives.

Jean Baptiste Manga a indiqué qu’au fil des éditions du pèlerinage marial de Popenguine, les rapports Etat- Eglise ont été entretenus pour le plus grand bien du Sénégal. «Cette posture nécessaire de dialogue tient au fait que nous sommes convaincus qu’aucun projet national durable ne peut se construire sur les divisions permanentes, les radicalités ou la banalisation des violences verbales et sociales », a-t-il ajouté.

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