La durée de vie des entreprises sénégalaises est de courte durée. En effet, une enquête nationale sur la démographie des entreprises du Sénégal réalisée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie [Ansd] révèle que les taux de survie des entreprises restent relativement élevés à court terme (86,6% après un an) mais chutent progressivement à 53,8% après cinq ans, illustrant la fragilité du tissu entrepreneurial. Les personnes morales affichent un taux de survie légèrement plus faible que les personnes physiques à long terme (47,3% contre 55,1%, après cinq ans).
«Parmi les causes de cessation, le problème d’accès au financement ressort comme le facteur le plus déterminant (32,5%), suivie par la pandémie de Covid-19 (27,1%), par la dissolution volontaire (2,5%) et, dans une moindre mesure, par l’absorption et la fusion», souligne le rapport. Sur la période 2018-2024, poursuit notre source, le taux de fermeture global des entreprises créées en 2018 s’établit à 27,4%, légèrement plus élevé chez les personnes morales (30,8%) que chez les personnes physiques (26,7%).
Sur le plan économique, l’Ansd note que le chiffre d’affaires médian montre un écart notable entre les deux formes juridiques: les personnes morales enregistrent des chiffres d’affaires annuels nettement plus élevés dès le démarrage (5 002 500 de francs Cfa contre 1 357 550 de francs Cfa pour les personnes physiques).
Presque la moitié des entreprises est concentrée dans la région de Dakar (49,4%). Les régions de Thiès, Diourbel, Kaolack et Saint-Louis suivent et regroupent chacune moins d’un cinquième des entreprises retrouvées à Dakar, en concentrant respectivement 9,8%, 6,4%, 5,7% et 4,5%.
