Pour le premier trimestre de l’année 2026, le taux de chômage (élargi) est estimé à 22,9% et est en hausse de 1,2 point de pourcentage par rapport à la même période en 2025 (21,7%), selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Le taux est plus élevé en milieu rural (32,0%) qu’en zone urbaine (17,4%). Selon la tranche d’âge, il est nettement plus élevé chez les jeunes (28,4% contre 16,8% chez les adultes). Suivant le sexe, poursuit notre source, les femmes sont plus touchées par le chômage, quel que soit le groupe d’âge et le milieu de résidence. Par ailleurs, le taux de chômage, au sens strict du BIT, est ressorti à 5,1% au trimestre sous revue.
Le rapport souligne également que plus d’un tiers de la population âgée de 15 à 24 ans (34,1%) n’est ni emploi, ni en éducation, ni en formation. La proportion de jeunes est plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain. En effet, elle s’est établie à 47,4% en milieu rural contre 25,0% en milieu urbain.
En outre, selon le document, plus de la moitié de la population occupée est constituée de travailleurs indépendants (54,4%). Les salariés en ont représenté 39,9% et les travailleurs familiaux 4,5%. «L’examen suivant le sexe met en lumière des disparités importantes, la proportion de personnes travailleuses indépendantes étant plus élevée chez les femmes (62,8% contre 46,7% chez les hommes)», souligne le document. Puis il ajoute : «À l’inverse, la proportion d’hommes salariés (44,4%) est 1,3fois supérieure à celle enregistrée chez les femmes (32,7%). En outre, les travailleurs familiaux sont en proportion plus nombreux chez les hommes (5,2%) que chez les femmes (3,3%)».
Au sens du Bureau international du travail (Bit), les chômeurs comprennent toutes les personnes en âge de travailler qui, au cours de la période de référence, ont été sans travail, disponibles pour travailler dans une période de deux semaines et ont recherché un travail sur la période des quatre semaines ayant précédé la date de collecte.
