Ousmane Sonko affirme cette hausse des prix des carburants c’est de l’ajustement structurel et il ne croit pas que ca va s’arrêter. En outre, le président de l’Assemblée nationale affirme que les taxes représentent 40 a 50% des prix. Selon lui, il y a 5 taxes qui entrent dans le prix de l’énergie. «Le Sénégal est le pays qui taxe le plus. L’Etat encaisse et fait supporter les couts par les populations. Les prix du carburant au Sénégal sont les plus chers de la sous-région », dit-il.
«Avant de quitter le gouvernement, j’avais demandé au Président s’il y aurait une hausse des prix. Il m’avait répondu que non. Mais aujourd’hui, les ajustements budgétaires impactent le pouvoir d’achat des populations… », affirme Sonko.
Le gouvernement justifie cet ajustement par le conflit au Moyen-Orient déclenché le 28 février 2026. Selon le communiqué, cette guerre a provoqué une forte hausse des cours mondiaux du pétrole. Depuis le début du conflit, lit-on, les prix internationaux du gasoil et du supercarburant ont augmenté respectivement de 69 % et de 61 %. «Face à cette situation, de nombreux pays, parmi lesquels la Côte d’Ivoire, le Mali, le Burkina, l’Inde ou la Chine, ont déjà relevé leurs prix à la pompe. Le Sénégal, lui, a tenu aussi longtemps que possible. Depuis la baisse des prix à la pompe en décembre 2025, l’État a absorbé seul la hausse mondiale, afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages. Depuis le début de l’année, cet effort représente plus de 245 milliards de francs Cfa de subventions pour le seul secteur des carburants», explique le communiqué. Sans ajustement, poursuit le document, il aurait fallu ajouter environ 47 milliards de francs Cfa supplémentaires en un seul mois, du 15 août au 12 septembre 2026. Et que sans des ajustements, le niveau des subventions au secteur de l’énergie est projeté à 1069 milliards de francs Cfa sur toute l’année 2026, contre 250 milliards de francs Cfa dans le budget voté par l’Assemblée nationale. «C’est autant de ressources en moins pour l’école, la santé, l’agriculture et le soutien aux ménages les plus vulnérables», lit-on.
Selon le pouvoir, cet ajustement décidé est partiel et mesuré. Même aux nouveaux prix, lit-on, chaque litre vendu à la pompe reste en dessous de son coût réel d’importation. «Le prix réel du supercarburant devrait être de 1019 francs Cfa et celui du gasoil de 1 044 francs Cfa. L’État continue donc de subventionner chaque litre de carburant consommé au Sénégal. Cette décision permet d’alléger la charge d’environ 9,7 milliards de francs Cfa sur un mois, tout en maintenant les prix sénégalais, en particulier celui du gasoil, parmi les moins élevés de la sous-région ouest-africaine», explique-t-on.
