Dakar- Pour le deuxième trimestre de l’année 2026, le taux de chômage (élargi) est estimé à 19,1 % correspondant à une légère hausse de 0,1 point de pourcentage par rapport à la même période en 2025 (19,0%). Au sens du Bureau international du Travail (BIT), les chômeurs comprennent toutes les personnes en âge de travailler qui, au cours de la période de référence, ont été sans travail, disponibles pour travailler dans une période de deux semaines et ont recherché un travail sur la période des quatre semaines ayant précédé la date de collecte.
Toutefois, cette définition s’avère restrictive pour le Sénégal eu égard au marché du travail qui est peu structuré pour la recherche de travail. A cet effet, les personnes sans emploi, qui sont disponibles, mais ne recherchent pas un emploi pour des raisons jugées indépendantes de leur volonté sont comptées parmi les chômeurs et pris ainsi en compte dans la détermination du niveau de chômage dans le pays, qualifié de chômage au sens élargi. Le niveau de chômage au sens strict du BIT et celui au sens élargi sont produits pour des besoins de comparaison. Le taux reste plus élevé en milieu rural (29,2%) qu’en zone urbaine (12,6%). Selon la tranche d’âge, il est de 8,8points plus élevé chez les jeunes par rapport aux adultes (23,5% contre 14,7% chez les adultes).
Suivant le sexe, les femmes sont plus touchées par le chômage, quel que soit le groupe d’âge et le milieu de résidence. Au sens strict du BIT, le chômage est ressorti à 3,2% au trimestre sous revue. 55,9% des personnes en âge de travailler (15 ans ou plus) ont participé au marché du travail, le niveau d’activité étant plus faible chez les jeunes (46,3%) que chez les adultes (70,4%).
Suivant le sexe, les hommes affichent un taux de participation à la main-d’œuvre supérieur à celui des femmes aussi bien en milieu urbain (65,7% contre 48,0% pour les femmes) qu’en milieu rural (63,1% contre 46,5% pour les femmes). Par ailleurs, le niveau de participation est de 2,4pointssupérieur en milieu urbain. En glissement annuel, le taux d’activité a baissé de 0,6pointde pourcentage par rapport à la même période en 2025 (56,5%).
Niveau d’emploi
Le taux d’emploi, qui mesure le pourcentage de personnes en emploi parmi celles en âge de travailler, est ressorti à 41,4% au trimestre sous revue, soit une baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport au deuxième trimestre de l’année2025 (41,7%). Le niveau d’emploi est plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural, avec des taux respectifs de 46,9% et de 33,2%. En outre, le taux d’emploi est presque 2 fois plus élevé chez les adultes (57,7%) que chez les jeunes (30,6%). Par ailleurs, il est plus élevé chez les hommes comparativement aux femmes, et ce quel que soit le groupe d’âge considéré (jeunes ou adultes), avec un écart de 31,2 points chez les adultes.
Concernant l’emploi salarié, sa part exprimée en pourcentage du total des emplois est estimée à 41,0% au deuxième trimestre de l’année 2026, soit1,6point de pourcentage de moins par rapport à la même période de l’année 2025(42,6%). La part de l’emploi salarié est plus élevée chez les hommes que chez les femmes dans chaque milieu de résidence (49,4% contre 38,4%en milieu urbain) et (35,3% contre 26,2%en milieu rural), pour un écart de 12,2 points au niveau global ou national (44,8% contre 34,6%). Les niveaux d’emploi salarié, plus élevés pour les hommes, prévalent également selon le groupe d’âge : chez les adultes (41,4% pour les hommes contre 28,5% pour les femmes) et chez les jeunes (48,9% contre 42,9%). A l’inverse du constat sur le taux d’emploi, la proportion d’emplois salariés est plus élevée chez les jeunes (46,7%) que chez les adultes (36,4%). Par ailleurs, l’emploi salarié représente 45,2%en milieu urbain contre32,0 %en zone rurale.
Situation dans l’occupation
Au deuxième trimestre de 2026, six personnes sur dix, parmi la population occupée, sont constituées de travailleurs indépendants (60,8%). Cette catégorie regroupe les travailleurs pour compte propre (59,8%) et les employeurs (1,0%). Les salariés ont représenté 30,4% de la main-d’œuvre et les travailleurs familiaux 8,5%4. L’examen suivant le sexe met en lumière des différences de niveau de répartition suivant les catégories, la proportion de personnes travailleuses indépendantes étant plus élevée chez les femmes (69,1% contre 55,9% chez les hommes). À l’inverse, la proportion d’hommes salariés (34,4%) est 1,3 fois supérieure à celle enregistrée chez les femmes (23,7%). En outre, les travailleurs familiaux sont en proportion plus nombreux pour les hommes (9,5%) que pour les femmes (6,8%).
