Education-Journée de graduation l’Institution Saint Louis Marie Grignion (ISLMG) : le cours magistral de Aloïse Waly Diouf, le président de l’Association des parents d’élèves

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L’Institution Saint Louis Marie Grignion (ISLMG) a fêté ses bacheliers. La cérémonie de graduation s’est déroulé samedi 25 juillet 2026 au sein de l’établissement situé à Malika, dans le département de Keur Massar.

Président de l’Association des parents d’élèves (APEC), Aloïse Waly Diouf, a délivré un cours magistral à l’endroit des nouveaux bacheliers. «Regardez cette assemblée. Admirez la beauté de cette unité. En vous rassemblant en ces lieux, vous apportez la preuve irréfutable que la pédagogie montfortaine n’est pas une simple méthode de travail confinée dans des salles de classe isolées. Elle est une famille. Elle est une force. Elle est une vision globale qui unit les cœurs de Mbour, de Tivaouane Peulh de Thiès et de Malika sous une seule et même bannière : celle du mérite et de la grandeur républicaine », a déclaré Aloïse Waly Diouf.

Selon lui, la présence exceptionnelle et solennelle de l’ensemble des corps de l’État, des autorités administratives, municipales, sécuritaires, médicales, académiques et spirituelles à leurs est un acte politique au sens noble du terme. «C’est le témoignage vibrant que la Nation tout entière, dans ce qu’elle a de plus sacré, s’incline et salue l’effort d’une jeunesse qui a décidé de se lever par le travail. Votre présence nous rassure, elle nous honore, elle nous fortifie », a-t-il ajouté.

Le thème de cette année: « L’Excellence Éducative au cœur de la Pédagogie Montfortaine ». Qu’est-ce que l’excellence selon l’esprit de Saint-Gabriel, se demande le président de l’APEC. Et selon lui, ce n’est pas seulement l’accumulation froide de connaissances scientifiques. Ce n’est pas seulement aligner des moyennes arithmétiques ou décrocher des mentions pour briller dans les statistiques. L’excellence montfortaine, dit-il, c’est une alchimie sacrée. «C’est l’art d’élever l’esprit sans jamais corrompre le cœur. C’est former des citoyens debout, instruits des réalités du monde, mais profondément ancrés dans les valeurs de droiture, de foi, de solidarité, de respect de l’autre et de dignité humaine. C’est cette éducation intégrale qui fait la spécificité et la noblesse de nos écoles », a-t-il expliqué.

Les enseignants, les phares dans la tempête

A l’endroit des enseignants, Alouise Waly  a rappelé qu’un bachelier n’éclot pas un matin de juillet par enchantement. A l’en croire,  il est le produit de vos veilles, de vos sacrifices, de vos renoncements. Il est le chef-d’œuvre d’un maître qui a su donner de son temps, de son énergie, et parfois de sa santé. «Derrière chaque mention « Très Bien », « Bien » ou « Assez Bien » qui sera proclamée aujourd’hui, il y a vos mains couvertes de craie, vos yeux fatigués par les corrections tardives à la lueur d’une lampe, et votre patience infinie face aux doutes de l’adolescence. Vous exercez un métier que beaucoup considèrent comme difficile, mais vous le vivez comme un sacerdoce, comme une mission divine », a-t-il dit ajoutant qu’en ces temps où les repères s’effritent, ils restent les phares dans la tempête. «Au nom de tous les parents d’élèves du Sénégal, du fond du cœur, nous vous disons : Merci. Que le Tout-Puissant vous rende au centuple ce que vous donnez à nos enfants », dit-il à l’endroit du corps professoral.

Et à vous, Chers Parents d’Élèves, mes frères, mes sœurs, mes compagnons de lutte, Tournez la tête un instant et regardez vos enfants. Regardez ces jeunes hommes et ces jeunes filles assis fièrement dans leurs parures de lauréats. Que de chemin parcouru ! Souvenez-vous du premier jour où vous les avez conduits à l’école, petits, fragiles, intimidés.

Aujourd’hui, ils sont majeurs, ils sont bacheliers, ils sont l’avenir du pays. Ces larmes de fierté que je vois briller sur vos visages ce matin ont un prix. Elles sont le salaire de vos sacrifices invisibles. Ce diplôme qu’ils s’apprêtent à recevoir a été payé par la sueur de vos fronts, par vos privations quotidiennes, par vos économies arrachées au prix de dures journées de labeur. Vous avez accepté de souffrir en silence pour que vos enfants marchent la tête haute. Vous avez semé dans l’effort, dans l’inquiétude des lendemains, mais aujourd’hui, devant Dieu et devant les hommes, vous récoltez dans la gloire, le respect et la dignité. Chers parents, soyez fiers. Vous avez accompli la plus belle, la plus noble et la plus grande mission d’une vie d’homme et de femme. Ce triomphe est le vôtre.

Enfin, je m’adresse à vous, notre fierté, nos précieux et vaillants Bacheliers, Vous êtes magnifiques. Vous êtes la preuve vivante que le travail paie toujours. Ce parchemin que vous allez tenir entre vos mains dans quelques instants n’est pas un privilège octroyé par complaisance. C’est un trophée de guerre. C’est la récompense de vos nuits blanches, de vos stress face aux examens blancs, de vos lectures infinies et de votre persévérance face à la difficulté. Vous avez relevé le défi, et vous l’avez fait avec brio. Félicitations à chacun d’entre vous !

Mais écoutez-moi attentivement. Ce diplôme du Baccalauréat n’est pas une ligne d’arrivée. Ne commettez pas l’erreur de croire que le chemin s’arrête ici. Aujourd’hui, vous fermez le livre rassurant de l’enseignement secondaire pour ouvrir celui, immense et vertigineux, des universités et du monde supérieur. Vous quittez le cocon des Frères de Saint-Gabriel pour affronter la jungle de la vie. Le Sénégal vous regarde. L’Afrique vous attend. Notre continent traverse des mutations profondes et fait face à des défis gigantesques.

Nous n’avons pas besoin de diplômés passifs qui attendent que l’histoire s’écrive sans eux. Nous avons besoin de bâtisseurs. Nous avons besoin de leaders. Partout où le destin vous conduira, que ce soit dans les amphithéâtres de l’Université Cheikh Anta Diop, dans les grandes écoles d’ingénieurs, ou au-delà de nos frontières, emportez avec vous l’ADN montfortain. Soyez des scientifiques rigoureux, mais soyez surtout des hommes et des femmes d’une moralité irréprochable.

Devenez des médecins qui soignent avec compassion, des magistrats qui jugent avec équité, des politiciens qui servent avec honnêteté, des entrepreneurs qui créent avec audace. Ne trahissez jamais les valeurs de discipline, de respect et de travail qui vous ont été inculquées à Mbour, à Tivaouane Peulh, à Thiès et à Malika. Soyez la lumière qui éclaire la cité, et non la fumée qui l’assombrit. Que cette deuxième édition de la Cérémonie de Graduation des bacheliers gabriélistes soit une fête mémorable, gravée en lettres d’or dans les annales de nos institutions. Qu’elle scelle à jamais notre pacte d’amitié et de fraternité éducative », a conclut le président de l’APEC.

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