Lutte contre la vie chère au Sénégal: le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo décline la recette du gouvernement

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La hausse généralisée des prix des produits et services a occupé une place de choix à la déclaration de politique générale du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo. Face aux interpellations des députés, il établit un constat portant sur la cherté de la vie. « Les Sénégalais attendent des changements concrets. Notre action sera donc jugée à partir d’indicateurs directement perceptibles : coût du panier de consommation courante ; poids de l’alimentation, du logement, de l’énergie, du transport, de la santé et de l’éducation dans le revenu des ménages ; pouvoir d’achat disponible après les dépenses essentielles ; emplois décents créés et insertion des jeunes formés ; durée annuelle d’activité productive et rentable, notamment en milieu rural ; accès effectif à l’eau, à l’assainissement, aux soins et aux services publics ; réduction des délais et des coûts supportés par les usagers », s’engage-t-il.

Le premier ministre rassure que l’allègement du panier de la ménagère repose sur deux leviers. Il s’agit, dit-il, de produire ce que nous mangeons et manger ce que nous produisons, autrement dit la souveraineté alimentaire en actes. A l’en croire, le panier de la ménagère est particulièrement sensible à l’évolution des produits avec une pondération élevée dans la consommation, à savoir les céréales non transformées, le pain, la viande de bœuf, les poissons frais, les huiles, le sucre, les légumes frais, le lait. Et que cette situation est exacerbée durant la saison des pluies pour la viande, les produits halieutiques et les légumes frais.

Tous ces produits sont cultivables, cultivés et commercialisés au Sénégal. «Mon gouvernement s’engage à prendre à bras le corps cette situation au travers des contrats-programmes filières Etat-Secteur privé afin de diagnostiquer, dans ses moindres détails, les failles et de proposer une stratégie à moyen terme. En attendant, nous renforcerons les moyens de stockage et les contrôles sur toute l’étendue du territoire», promet-il.

Dès 2027, il se fixe un objectif de faire bénéficier à un million de ménages pauvres et vulnérables, soit 7,8 millions de Sénégalais, d’un filet social solide. « L’enveloppe, portée à 70 milliards de francs Cfa en septembre 2026, sera doublée à 140 milliards en 2027 », soutient-il. À l’horizon 2029, poursuit-il, la production locale devra couvrir 64 % des besoins en riz, 114 % en pomme de terre, 100 % en oignon, 96 % en viande et 40 % en lait. Selon lui, les revenus des ménages agricoles devront progresser de 25 % par rapport à la situation de référence.

«Le nombre moyen de mois d’activité productive rentable passera de trois à cinq, grâce à la mobilisation de l’eau sur 320.000 hectares et à la création de 100 coopératives agricoles communautaires. La couverture des besoins en semences certifiées atteindra 65 % en 2030, et 1.500 centres de gestion des équipements et infrastructures rurales soutiendront la modernisation de l’agriculture et de l’élevage », déclare-t-il.

 

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