Les opérations de TRS réalisées s’inscrivent ainsi en parfaite cohérence avec ces objectifs, en répondant à des contraintes propres à ces investisseurs. Le recours à ces instruments a permis à l’État de se financer à des conditions nettement plus favorables que celles des marchés internationaux, tout en maîtrisant les risques et optimisant le service de la dette.
«En effet, si le Sénégal avait choisi de se financer sur le marché des Eurobonds, il aurait payé un taux entre 11% et 12% en moyenne sur l’année 2025, contre un taux d’environ 7% sur les financements levés dans le cadre des opérations TRS, ce qui représente une économie de 5% sur le taux, soit environ 36 milliards FCFA de gains sur le service de la dette par an », affirme Cheikh Diba, ministre des Finances et du Budget. Il affirme que les conditions d’emprunt sont donc plus favorables qu’un emprunt sur les marchés internationaux, comme précisé dans le communiqué diffusé.
Selon lui, la République du Sénégal, à l’instar d’autres pays, fait recours à différents types de swap depuis de nombreuses années, notamment en 2011, 2015 ou encore 2018, permettant par exemple à l’État de se protéger contre les risques de fluctuation des devises. La possibilité de recourir en cas de besoin aux produits dérivés a été prévue dans la Loi de Finances afin de se doter des moyens de se couvrir face à certains risques.
