Les dépenses d’investissement financées sur ressources internes
Les investissements publics financés sur ressources internes se sont établis à 160,8 milliards, soit 11,1% des crédits ouverts (1.456,3 milliards1). Ils sont composés de dépenses d’investissement directement exécutées par l’État et des transferts en capital.
Les dépenses d’investissement directement exécutées par l’État sont celles réalisées par l’entremise des services des ministères et des institutions constitutionnelles. Les transferts en capital constituent des dépenses d’investissement réalisées pour le compte de l’État par des entités disposant d’une personnalité juridique et d’une autonomie financière, appelées « services personnalisés de l’État » notamment les agences, les établissements publics et d’autres structures administratives similaires ou assimilées. Ils intègrent aussi les transferts effectués par l’Etat au profit des sociétés nationales et des collectivités territoriales sous forme de subventions d’investissement.
Les dépenses d’investissement exécutées par l’État
A fin mars 2026, les investissements exécutés par l’État se sont chiffrés à 3,3 milliards, représentant 0,3% des prévisions de la LFI, contre 2,6 milliards un an plus tôt. Ce faible niveau d’exécution s’explique par les procédures de passation de marché qui aboutissent généralement durant le deuxième semestre.
Par destination fonctionnelle, l’exécution des crédits montre une part importante des investissements sur ressources internes concerne l’« Ordre et sécurité publics », les « Affaires économiques » et la « Protection sociale » qui ont enregistré des niveaux d’exécution respectifs de 49,5% (1,6 milliard), 19,0% (0,6 milliard) et 11,4% (0,4 milliard).
Les principaux projets exécutés concernent le programme de sûreté et de sécurité nationale pour 1,2 milliard, l’équipement des casernes sapeurs-pompiers pour 0,18 milliard, le projet de création de réhabilitation et d’équipement de la brigade national de sapeurs-pompiers pour 0,2 milliard, le programme de modernisation des villes du Sénégal (PROMOVILLES) pour 0,2 milliard, ainsi que le programme d’urgence pour la modernisation des axes et territoires frontaliers (PUMA) pour 0,1 milliard.
