Sénégal-politique: And Jef/Pads/A lance son plan d’opération stratégique de restructuration

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Au cours de la journée d’étude organisée le dimanche 9 mai 2026, le Secrétariat exécutif politique de AND JEF/ PADS/A s’est penché sur les questions d’ordre organisationnelles. La direction du parti s’est félicité des avancées significatives constatées dans l’application des directives du SE relatives à la mise en œuvre du Plan d’opération stratégique de restructuration de AND JEF/PADS/A (POSRA). Ce travail de qualité élaboré par les camarades mandatés par le SE s’est avéré bénéfique pour tous les aspects de la vie et de l’activité du parti. Il a surtout permis la mise à disposition du SE d’un fichier des militantes et des militants de nos différentes Fédérations départementales.

En plus de l’analyse quantitative, le SE a encouragé les camarades à porter aussi la réflexion sur l’analyse qualitative des effectifs du parti et sur le fonctionnement de ses différents organismes, des mouvements internes, ceux des jeunesses en particulier. Il s’agira aussi pour le SE, avec la mise en œuvre du POSRA, d’enclencher un vaste mouvement de renouvellement de nos Fédérations. Tout cela nous permettra de bâtir un parti solide et solidaire, fortement ancré à gauche, capable de formuler des propositions alternatives réalisables et cohérentes, adaptées à la fois aux préoccupations des Sénégalaises et des Sénégalais, à la situation du monde et de notre pays.
Pour le SE, notre démarche doit être fondée sur la Clarté : bâtissons un parti solide, et solidaire, renforçons la CDS, créons la dynamique qui ouvre la voie au succès pour la gauche, faisons vivre le sursaut républicain, avec les autres organisations membres du FDR.

Abordant la question des réformes institutionnelles, le SE considère qu’une réforme n’a d’intérêt que si elle transforme pour améliorer ce qui ne fonctionne pas, tout en renforçant ce qui marche. La mise en œuvre de toute réforme suppose en outre des concertations préalables et requiert surtout l’existence d’institutions impartiales adaptées aux exigences de la démocratie. Mieux, pour les participants à cette journée de réflexion, les étapes par petites touches sont davantage perçues comme des calculs politiciens que comme de véritables réformes. Les textes de lois doivent être propres à rassembler plutôt qu’à diviser.

Cacophonie au sommet de l’ État

Le SE a déploré la cacophonie au sommet de l’ État relatif au processus d’adoption des réformes.
Le SE a apprécié positivement les propositions de réforme de la constitution et du Conseil Constitutionnel qui doivent épouser les conclusions des Assises nationales du Sénégal, afin d’ouvrir une nouvelle ère de notre système démocratique. Concernant la réforme du code électoral, tout en saluant la volonté d’assainir le champ politique avec la pléthore de partis, le SE met en garde contre des restrictions sur le droit d’organisation des citoyens en partis politiques.

Pour le SE, une nouvelle loi sur les partis est inutile. Il faudrait veiller à ce qu’ils appliquent la loi et le cadre qui les régissent. Des organisations hier insignifiantes au plan numérique ont réussi à gagner le cœur des Sénégalais par leurs Idées et leurs actions. Pour le SE, le financement des partis politiques ne doit pas signifier distribuer de l’argent public à des organisations, mais à créer les conditions de leur participation aux élections et à l’éducation des citoyens.

Pour le SE de même notre pays a besoin d’institutions fortes et crédibles, de même nos compatriotes veulent des solutions concrètes et urgentes à leurs problèmes quotidiens. Ils attendent des gouvernants, une vision de la société et une perspective de progrès dans un climat apaisé favorable à l’investissement et à l’épanouissement des citoyens. Plus que jamais, l’urgence doit porter sur les mesures concrètes en matière d’emploi des jeunes, de réduction du train de vie de l’État et du coût de la vie.

Le SE s’est en outre inquiété de la dégradation progressive de la situation sécuritaire au Sahel. Au Mali en particulier, le blocus de Bamako, les attaques contre des cars, des garnisons militaires, et des infrastructures stratégiques (celles du barrage hydro-électrique de Manantali), résultat du bras de fer entre les militaires au pouvoir et les forces du FLA et du JNIM, témoignent de la fragilité de la situation sécuritaire. S’y ajoutent les interpellations, les arrestations et les enlèvements de personnalités opposées au report de la transition Tout cela a des implications de grande portée pour la paix la stabilité et la sécurité de l’ensemble de la sous-région ouest africaine.

Pour le SE, dans ce contexte d’insécurité aiguë, la place des militaires maliens devrait être dans les casernes pour entre autres, traquer l’ennemi et assurer de façon permanente la souveraineté sur l’ensemble du territoire Tous les participants à la JE ont souligné l’importance d’une approche holistique de la lutte contre le terrorisme conformément au droit international applicable, ainsi que des efforts visant à aborder les problèmes de la gouvernance, de la sécurité, des droits de l’homme, du développement, sans oublier des dimensions socioéconomiques de ce défi, notamment l’emploi des jeunes et l’éradication de la pauvreté.

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