Situation économique du Sénégal : la BAD met en lumière les perspectives et les risques

Eco-Finance

Avec les effets de la crise en Ukraine, la reprise devrait se ralentir en 2022 pour atteindre 4,6 % et s’accélérer en 2023 pour atteindre 8,2 %, grâce aux investissements publics et privés et à l’exploitation du pétrole et du gaz prévus en 2023. Le renchérissement du cours du baril et des prix des produits alimentaires entrainerait une hausse de l’inflation à 3,2% en 2022 avant de revenir à 2,2% en 2023, selon la Banque africaine de développement (Bad).

D’après elle, malgré l’amélioration attendue de la mobilisation des recettes intérieures, les mesures budgétaires pour juguler la crise en cours maintiendraient le déficit budgétaire à un haut niveau à 5,5 % du PIB en 2022 avant une baisse attendue à 4,7 % en 2023.

Elle souligne également qu’avec l’augmentation de la facture d’importations du pétrole et des produits alimentaires, le déficit courant devrait s’élargir en 2022 à 13,2 % du PIB, et baisser ensuite en 2023 à 10,7 % du PIB, avec le démarrage des exportations d’hydrocarbures et la réduction des importations liées aux investissements dans les hydrocarbures. Toutefois, elle affirme qu’une prolongation des effets de la crise ukrainienne, une détérioration des termes de l’échange ou un retard dans la production de pétrole pourraient compromettre davantage la reprise et entraîner une baisse de la demande et une augmentation des vulnérabilités liées à la dette publique.

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