Parmi les principales innovations figurent l’institution du télétravail, la dématérialisation de certaines procédures administratives et de gestion des ressources humaines, ainsi que le renforcement des pouvoirs d’intervention de l’administration du travail.
Le projet de loi prévoit également une meilleure protection des travailleurs contre les violences et le harcèlement en milieu professionnel, un renforcement de la protection de la maternité, des enfants et des personnes en situation de handicap, ainsi qu’une actualisation des règles relatives à la santé et à la sécurité au travail.
Le texte introduit le contrat de travail occasionnel en remplacement du contrat journalier, assouplit les conditions de renouvellement des contrats à durée déterminée et encadre davantage la mobilité internationale de la main-d’œuvre. On s’achemine ainsi vers la reforme du code du travail notamment en ce qui concerne le Contrat a durée déterminée (Cdd). L’objectif est d’attirer le maximum d’investisseurs. Le ministre de la Fonction publique et du Travail, Mamadou Dianté, estime que la protection du salarié ne doit pas conduire à affaiblir l’outil de travail, car l’existant même de l’emploi suppose la préservation de l’entreprise.
Toutefois, le ministre, qui s’exprimait hier, lors de l’examen du projet de loi portant Code du travail, précise que le projet ne modifie pas la durée maximale du Contrat a durée déterminée (Cdd), qui demeure fixée. Selon lui, il introduit uniquement une flexibilité relative au nombre de renouvellements, avec la possibilité de procéder à deux renouvellements avant l’éventuelle conclusion d’un contrat à durée indéterminée.
