En début d’après-midi, le Chef de l’État a présidé la cérémonie de clôture de la Journée germano-sénégalaise de l’économie, qui a réuni tout au long de la journée les entreprises des deux pays. Cette rencontre a débouché sur des engagements précis. Une enveloppe de 20 millions d’euros de la KfW pour accompagner la transformation verte des PME sénégalaises ; un projet de production locale de matériel de dialyse avec B. Braun, porteur de transfert de technologie et d’emplois qualifiés ; la formation de jeunes Sénégalais aux métiers de l’industrie automobile avec Daimler Trucks ; la mise en place d’une filière locale de véhicules utilitaires électriques ; et un programme de 100 millions d’euros dédié au stockage frigorifique, appelé à réduire les pertes après récolte et à créer plusieurs milliers d’emplois.
À ces accords s’ajoutera, dans les prochains jours et en présence du Ministre des Finances, la signature d’un financement de 120 millions d’euros porté par GAUFF et l’ASER, qui étendra l’accès à l’électricité de 300 à 750 villages.
Le Chef de l’État a ensuite rejoint l’Africa Business Hub, où il s’est longuement entretenu avec les dirigeants de plusieurs des plus grandes entreprises allemandes. Il les a invités à investir au Sénégal et a présenté les fondements de la Vision Sénégal 2050, qui prévoit la mobilisation de près de 28 milliards d’euros d’investissements sur cinq ans dans l’énergie, les infrastructures, l’agro-industrie, la santé, le numérique et l’industrie manufacturière.
Le Président de la République a particulièrement insisté sur les garanties désormais offertes aux investisseurs. Le nouveau Code des investissements assure l’égalité de traitement entre opérateurs nationaux et étrangers ainsi que la protection contre l’expropriation ; la réforme fiscale instaure un cadre simplifié et prévisible ; et la numérisation des procédures réduit les délais administratifs.
Le sens de cette après-midi est clair. Le Sénégal réunit la stabilité, les réformes et les ressources ; ses partenaires allemands apportent la technologie, l’expertise et les capitaux. C’est de cette complémentarité que naissent les projets structurants dont bénéficient, au bout du compte, les populations.
