Birame Soulèye Diop qui s’exprimait ce mercredi lors de la conférence de presse de Pastef, accuse son successeur Abdourahmane Diouf d’être responsable de la hausse du prix des carburants

Sénégal-économie-politique-Hausse du prix des carburants : l’ancien ministre du Pétrole Birame Soulèye Diop indexe son successeur Abdourahmane Diouf

à la une Politique

Dakar-L’ancien ministre du Pétrole et de l’Energie se veut catégorique. Birame Soulèye Diop qui s’exprimait ce mercredi lors de la conférence de presse de Pastef, accuse son successeur Abdourahmane Diouf d’être responsable de la hausse du prix des carburants. Il affirme que si ce dernier avait appliqué les recommandations de leur étude sur la question de la subvention et de la fiscalité des hydrocarbures, il n’y aurait pas cette hausse.

A l’en croire, l’étude montre que la fiscalité appliquée sur les produits pétroliers fait une moyenne de 41% de taxes sur les produits hydrocarbures. Ce qui est lourd pour les Sénégalais, selon Biram Soulèye Diop ajoutant qu’il n’a pas eu le temps d’exécuter les recommandations de cette étude faite par des experts. «J’ai reçu les résultats le 19 mai 2026. Le 11 juin 2026, on a quitté le gouvernement» souligne Birame Soulèye Diop ajoutant que l’objectif est de casser la fiscalité jusqu’à 15%.

«Si on avait appliqué les résultats, on ne connaîtrait pas la hausse sur les prix des hydrocarbures. Même pour la cible bénéficiaire de 25% de fiscalité, le prix du supercarburant serait de 925 francs Cfa au lieu de 990 francs Cfa sans la subvention et avec une baisse de la fiscalité», dit-il           .

Par ailleurs, il indique l’étude permet la rationalisation de la fiscalité et la diminution progressive des subventions, goulot pour l’Etat du Sénégal. «Cela passe par le nettoyage du système entre la fiscalité et la subvention. Il permet l’application progressive de la vérité des prix. C’est parce qu’on subventionne certains qui n’en ont pas besoin », explique l’ancien ministre qui estime que pour y arriver, il faut réviser le cadre législatif et réglementaire du Code général des impôts et autres réformes. Ce qui est visé est le remplacement du mécanisme de subvention généralisée par un système de protection sociale ciblée pour assainir les finances publiques. “Le fait de ne pas appliquer tout cela entraîne une tendance à la hausse des subventions jusqu’à ce que l’Etat soit obligé d’appliquer la vérité des prix”, soutient Birame Soulèye Diop.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *